Après les ampoules basse consommation les nouveaux compteurs d’EDF obligatoires en question

 pochevide

Bruxelles impose à la France de s’équiper de nouveaux compteurs électriques. Mais leur coût pourrait passer de 4 à 8 milliards pour équiper les 35 millions de foyers. Or, le système accuse déjà de sérieux ratés. (le parisien)

Au fait, les fameux compteurs ultramodernes qui devraient être installés bientôt et qui devraient nous être facturés au prix très très fort : vers les 300 €, et qui, de surcroit, ne seraient pas fiables : il ne faudra rien signer. On ne peut pas refuser à EDF d’accéder aux compteurs et de les changer : par contre comme nous n’avons rien demandé, nous n’avons aucune obligation de signer quelque document que ce soit, et du moment que nous n’aurons rien signé, EDF ne pourra pas nous obliger à payer ces compteurs….attention aux signatures : aucune, même pour la réception de travaux etc…..

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Loi NOME : décodage

Imposée par Bruxelles, la réforme du marché de l'électricité constitue une ultime étape dans le processus de libéralisation. Le texte a été voté à la mi-juin par l'Assemblée nationale. Il est maintenant examiné par le Sénat.

Présenté comme la réforme la plus importante dans le secteur depuis 1946, le projet de loi sur la nouvelle organisation du marché de l'électricité (Nome) reprend en grande partie les conclusions du rapport de la Commission Champsaur. Le texte a été adopté en commission des affaires économiques mais il est loin de rassembler, ses détracteurs dénonçant des conséquences financières pour les particuliers avec des hausses de tarifs évaluées entre 7 et 11%, selon les projections de la Commission de la régulation de l'Energie (CRE).

Il reste que depuis l'ouverture à la concurrence du marché de l'électricité exigée par Bruxelles, aucun concurrent d'EDF n'a pu s'imposer. Et pour cause : avec son parc nucléaire, l'électricien tricolore bénéficie de faibles coûts de production. La loi NOME doit l'obliger à céder une partie de sa production nucléaire -jusqu'à un quart -à ses concurrents à un prix inférieur à celui du marché, mais auquel ? C'est l'une des questions épineuses de la réforme.

Avec cette loi, la France espère établir une libre concurrence entre tous les acteurs du marché français et doit mettre un terme au Tartam ( Tarif Réglementé Transitoire d'Ajustement du Marché ).

La réforme reste très attendue par Bruxelles alors que Paris a pris du retard dans son calendrier par rapport à ses engagements européens.

Aux origines du texte, les recommandations de la Commission Champsaur

Cette commission tient son nom de celui son président Paul Champsaur Polytechnicien (promo 1963), Paul Champsaur (photo) est un homme de statistiques et du service public (INSEE, ARCEP). En 2008, il est mandaté par Jean-Louis Borloo, ministre de l'Energie et Christine Lagarde, ministre de l'économie et de l'industrie pour former un groupe de travail sur la libéralisation des marchés de l'énergie en France qui va déboucher sur création de la Commission Champsaur

-La commission Champsaur préconise un accès à l'électricité nucléaire d'EDF au coût de revient pour tous les fournisseurs.

-Elle s'oriente vers la suppression des tarifs réglementés pour les gros industriels (tarifs jaune et vert) et leur maintien pour les particuliers et les petites entreprises.

Pour certains observateurs, les recommandations de la Commission ne suivent pas l'esprit de l'ouverture européenne des marchés à la concurrence, et laissent ouverte la question du caractère artificiel de cette concurrence.

http://www.lesechos.fr/info/energie/020594274496-loi-nome-decodage.htm

Consulter le rapport Chamsaur   

http://www.lesechos.fr/medias/2010/0615//020606574921_print.pdf