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L'incroyable histoire du docteur de l'ULSS 19: il a éradiqué le fléau du troisième millénaire. Son vaccin a sauvé des millions de vies. L'Etat n'en a pas voulu le Vatican oui.

Article de Lorenzo Zoli, tirée de la "Voix de Rovigo" du mercredi 10.06.2009

ADRIA (RO) - Il a découvert un vaccin contre le sida, mais le gouvernement italien n'en a jamais voulu, il n'y a jamais cru. Finalement, il a fait cadeau - et nous soulignons a fait cadeau - de sa découverte au Saint-Siège qui a commencé le traitement dans plusieurs pays africains, et qui a déjà permis de sauver quelque chose comme 5 millions de vies. Malgré celà, Paolo Trevisanato, d'origine vénitienne, résidant à Padoue et médecin à l'agence sanitaire ULSS 19 de Adria, continue de vivre avec ses 1500€ par mois, le fruit d'un contrat annuel que l'agence sanitaire lui renouvelle ponctuellement.

"Mon mari est un ange, un chevalier d'autres temps, une personne noble, dit sa femme, pour expliquer comment il est possible que celui qui a résolu le problème de la peste du troisième millénaire, un médecin spécialiste en hématologie et laboratoire de recherche, vit une vie de précaire. En ce qui me concerne, ma satisfaction est de penser à toutes ces personnes, environ 5 millions, qui sont encore vivantes grâce à lui".

Le sort de Paolo Trevisanato est étrange: sa découverte n'a pas été passé sous silence, mais presque. Les données sont documentées avec beaucoup de déclarations officielles, mais toujours reléguées dans les grands quotidiens dans les brèves ou des entrefilets. Comme si avoir éradiqué le SIDA, n'était pas une nouvelle importante. Le "Messaggero" du lundi 11 Juillet 2005 titre une brève: Nouvelle, le Saint-Siège sponsorise le vaccin du Dr Trevisanato: "La semaine dernière, dit l'article, l'Osservatore Romano a donné des nouvelles d'une expérience en cours en Afrique en 2004 et maintenant en Asie, d'un vaccin contre le sida, qui donne des heureux résultats".

Le chercheur qui l'a mis au point est le Dr Paolo Trevisanato, un médecin vénitien très estimé au niveau scientifique même pour d'autres recherches spéciliastiques sur le diabète", 1000 lignes en tout.

Hallucinante, dans sa signification rapportée par le "Corriere della sera" du lundi 5 Février 2007, dans une nouvelle de bas de page: "Une fois de plus le Saint-Père a rappelé l'Etat en la personne du Ministre de la Santé exprimant sa solidarité avec les malades du sida italiens qui ne reçoivent aucun vaccin pour combattre leur maladie. L'Eglise s'est souvenue d'avoir fait sien, après les expérimentations, le vaccin du Dr Paolo Trevisanato, un chercheur qui a soumis à l'Eglise, après d'inutiles propositions à cinq ministres de la République, le résultat de sa découverte (...) Le vaccin , efficace à tous les stades de la maladie, de la séropositivité au SIDA déclaré, déjà expérimenté depuis 6 ans ".

Nous lisons, nous lisons, mais quelque chose ne tourne pas rond: cela voudrait dire en pratique que le sida est vaincu, selon les données scientifiques, mais que ce traitement, n'intéresse pas l'Etat italien: cinq ministres de la santé ont craché dessus, tant est qu'à la fin, le Pape a "grondé" le gouvernement italien parce que les africains sont mieux soignés que les Italiens.

Et rien de tout cela n'a jamais été rapporté dans les journaux télévisés? Pas vraiment. La confirmation vient du quotidien "La Repubblica" du lundi 24 Septembre 2007, dans une brève intitulée "Le ministre n'accepte pas le vaccin du Vatican". La ministre Livia Turco, raconte l'article, n'a plus voulu rencontrer le chef de l'Académie pontificale des Sciences (...) Le contraste entre l'Église et l'État vient du fait qu'à la pharmacie du Vatican le kit était distribué même pour les ressortissants italiens avec 10 flacons pour ceux qui déclaraient, certificats de santé appropriés à l'appuis, être affectés par la «peste» du siècle".

En somme les Italiens ne doivent pas se soigner. Le remède est là, mais laissons-le aux Africains. Mieux vaut mourir.

Mais pourquoi? La femme de Trevisanato a sa propre idée. «Les compagnies pharmaceutiques, explique-t-elle, n'ont aucun intérêt à mettre en circulation un remède qui coûte 10€ . Dans la pratique, c'est beaucoup mieux pour tout le monde, de continuer avec l'actuel triptyque américano-japonais au coût de 16 mille euros par mois". Bien sûr, au-delà de chaque interprétation, il y a l'État italien qui n'a jamais voulu le remède avec lequel le Saint-Siège a déjà sauvé 5 millions de vies. En effet, cinq ministres de la santé ne l'ont pas voulu, même en cadeau. Un cadeau coûteux, d'ailleurs, parce que Trevisanato pour déposer ses brevets, a dépensé environ 15 millions d'anciennes lires.

Toute cette histoire est vraie, elle resssemble un peu à un roman, mais il en est ainsi: à en témoigner il y a des hauts prélats de l'église et même le Pape. Le chercheur solitaire et précaire travaille de nuit et dans son temps libre, il a trouvé un remède contre le sida, déjà testé avec succès sur des millions de personnes, mais personne n'en veut. Et pendant ce temps les gens meurent. Trevisanato est un chercheur, comme le démontre sa deuxième découverte cédée également à titre gratuit après l'avoir brevetée, à l'Université de Cambridge qui lui a écrit en 2003 une lettre pleine de gratitude pour sa thérapie anti-diabète innovante et de grande importance.

L'hopital Saint Thomas de Londres a même ouvert un bureau dans lequel le Dr John Taylor s'occupe des externes qui veulent pratiquer le thérapie inventée par Trevisanato.

"Cher Dr. Paolo Trevisanato, a écrit le 29 Septembre 2003, une des plus importantes universités du Royaume-Uni, il y a six mois nous avons commencé une expérience basée sur vos études. Nous appliquons la thérapie, que vous avez décrit dans son essai complet sur le diabète. Le résultat est un succès total, et met en avant votre travail et notre courage de le prendre en considération.

Nous vous demandons d'étendre votre thérapie à quatre autres centres de traitement spécialisés dans la surveillance du diabète. Nous serions très heureux de recevoir un article détaillé sur vos études, pour que nous puissions le publier dans notre annuaire scientifique annuel. À la fin de l'expérience, nous organiserons une conférence médicale internationale pour divulguer les résultats à la communauté scientifique". Depuis, la thérapie s'est révélé être un succès, mais encore une fois pas en Italie, car notre pays semble vraiment myope.

Nous espérons que cette myopie n'est pas intentionnelle.

Encore une fois, dans la presse nationale, la nouvelle à été reléguée non pas au deuxième mais au troisième rang. "De Cambridge un remède définitif pour le diabète", titre dans une brève le Corriere della Sera, le 24 mai 2004. "D'après une étude approfondie d'un médecin italien, dit l'article, un spécialiste en biologie clinique, le Dr Paolo Trevisanato, sur un nouveau mécanisme pour la guérison complète de diabète, l'Université de Cambridge a tiré une cure désormais expérimentée depuis plusieurs mois dans certains hôpitaux du Royaume-Uni, avec des résultats que l'ANSA ( l'AFP ) anglaise a défini comme stupéfiants. La thérapie, d'une durée d'environ 6 mois, est actuellement expérimentée et est la première alternative à l'insuline. Un réel espoir pour des milliers de personnes à travers le monde ".

Un espoir, qui cependant, ne mérité pas l'honneur de la chronique et pour lequel, encore une fois Paolo Trevisanato n'a rien reçu, sinon la reconnaissance académique que l'Université de Cambridge lui a attribué.

Récapitulons: à Adria il travaille comme précaire, un chercheur a trouvé un remède contre le sida et un nouveau traitement anti-diabète. L'intérêt porté par l'État italien? Nul.

"Lorsque nous avons proposé le vaccin contre le sida, poursuit l'épouse de Trevisanato, on nous a répondu que l'Etat italien avait déjà une recherche en cours". Dommage que depuis des années maintenant, il ne s'est jamais produit grand chose. Surtout, certainement quelque chose permettant de sauver cinq millions de vies.

"La dernière fois que, il y a quelques années, - termine la femme de Trevisanato-, nous avons proposé le remède au ministère de la santé, on nous a répondu, que, vu que ses prédécesseurs au ministère n'avaient pas envisagé d'adopter la méthode découverte par mon mari, il ne voyait pas pourquoi il aurait pris une attitude différente".

Pendant ce temps, les gens continuent à dépenser des milliers d'euros pour une thérapie qui ne donne aucune garantie. Et continuent à mourir. "

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