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Jean Paul Gaultier, Barbara Martin Coppola, Carla Bruni-Sarkozy, Michel Kazatchkine, Julien Civange, Michèle Barzach et Jérôme Blouin

le 07 janvier 2012

Un nouveau scandale menace de secouer l'Élysée. En son centre il y a la première Dame Carla Bruni, qui selon l'hebdomadaire "Marianne", aurait reçu des financements irréguliers du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, dont elle est l'ambassadrice depuis 2008, en faveur des activités culturelles et humanitaire. Mais elle nie fermement.

Le même Fonds a, le même soir, cependant, rejeté les accusations, affirmant dans un communiqué que l'enquête du magazine "est inexacte et trompeuse". L'enquête sera publiée dans les pages du magazine, mais a été présentée en anticipation aujourd'hui sur son site internet. Les graves allégations ont été faites par le journaliste Frédéric Martel, auteur entre autres de "Je n'aime le Sarkozysme culturel", qui a enquêté sur les activités philanthropiques de l'épouse du Président Nicolas Sarkozy.

Dans une intervention sur BFM TV, Martel a expliqué que ce qui lui a mis la puce à l'oreille a été le manque de clarté sur l'action menée par la fondation créée par Carla Bruni contre l'illettrisme il y environ 2 ans, mais aussi sur son rôle de marraine du Fonds mondial. Les cas de détournement de fonds, pour un total de 34 millions de dollars avait déjà été découverts l'an dernier dans quatre des 145 pays qui reçoivent des subventions du Fonds: Djibouti, Mali, Mauritanie et en Zambie. De l'enquête de Martel, qui a duré plusieurs mois et menée avant dans plusieurs pays, il en ressort que 3,5 millions de dollars auraient été versés par le Fonds mondial " aux marges de la légalité " et sur "la demande de la Première Dame à certaines sociétés actives dans le secteur humanitaire, appartenant à un ami de Carla Bruni.

Il s'agirait du musicien et entrepreneur Julien Civange, principal conseiller de l' ancien mannequin et son témoin au mariage avec Nicolas Sarkozy. Le transfert de l'argent aurait été dirigé par le directeur du Fonds, l'immunologue français Michel Kazatchkine, sans appel d'offres réguliers. L'histoire, écrit le site de Marianne, a émergé au cours du Conseil d'administration du Fonds mondial à Accra, au Ghana fin Novembre 2011. Il a coûté la place à l'Ambassadeur français pour la lutte contre le sida, le Professeur en immunologie Patrice Debré.

Le même sort toucherait Kazatchkine, dont la démission du Fonds, écrit Marianne, a été demandée par le secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton en personne. Mais il est précisé que la démission du directeur du Fonds, ne prendra pas effet avant le 21-22 mai 2012, soit après les élections présidentielles françaises. "Nicolas Sarkozy - peut-on lire - est intervenu en ce sens auprès des plus hautes sphères de Washington". Aucun commentaire pour l'instant de l'Elysée.

C Bruni
CARLA BRUNI - La Première Dame Carla Bruni réagit et nie tout en bloc, en affirmant entre autres, de "ne jamais avoir reçu d'argent public". Dans un message posté sur son site internet, l'épouse du président Nicolas Sarkozy a déclaré que "l'insinuation selon laquelle des fonds auraient été obtenus à partir des partenaires publics, est totalement infondée".