neem

le 22 avril 2012

L'extrait du Neem ( Margousier ) pourrait être aussi utile dans la lutte contre le vih.

Haut avec des feuilles vert foncé en pointe, l'arbre de Neem est connu en Inde comme " la pharmacie du village ". Les praticiens de la médecine ayurvédique, une forme de médecine alternative traditionnelle indienne, l'utilisent, en combinaison avec d'autres herbes, pour guérir de nombreuses maladies, des problèmes cardio-vasculaires au contrôle du diabète.

Mais en général, dans les villages, il est utilisé aussi comme désinfectant contre les bactéries et les champignons pathogènes. Sonia Arora, Professeur à la Kean University dans le New Jersey, approfondi désormais la compréhension de la propriété curative de l'arbre de Neem dans la lutte contre le vih. La chercheuse a présenté ses résultats au cours de la réunion "Experimental Biology 2012" à San Diego.

Ses résultats préliminaires semblent indiquer qu'il y a des composés de l'extrait de Neem qui agissent sur une protéine essentielle pour la réplication du vih. Si d'autres études étayeront ses découvertes, le travail de de Sonia Arora pourrait fournir aux médecins et aux développeurs un nouveau médicament pour la pathologie. "Dans les villages, indique Arora, l'utilisation du Neem est diverse. Les branches des arbres sont utilisées comme dentifrice et comme brosses à dents pour conserver des dents et des gencives saines, et des extraits de Neem sont également utilisés pour contrôler la propagation du paludisme.

Sonia-Arora Sonia Arora est partie de deux études qui ont démontré que l'utilisation du Neem chez les patients vivant avec le VIH-SIDA au Nigeria et en Inde a produit une baisse drastique des particules de vih dans le sang. Grâce à la bioinformatique et la biologie structurale, Arora et son équipe ont reconstruit des modèles informatisés de nombreuses protéines du Neem découvrant que la plupart d'entre eux sont fonctionnels pour attaquer la protéase du vih, une protéine essentielle dans la réplication des copies du virus.

"Nous sommes face à une nouvelle hypothèse thérapeutique", a déclaré la chercheuse.