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 Le 27 Juillet 2012

Timothy Brown, l'homme surnommé " le patient de Berlin", guéri du VIH après une greffe de moelle osseuse n'est plus seul.

Depuis plus de deux ans, le virus a disparu de l'organisme de 2 malades du sida qui avaient reçu deux greffes de moelle osseuse en raison d'un diagnostic de lymphome ou de leucémie: l'annonce a été faite par des scientifiques américains qui ont étudié les deux cas lors de la Conférence internationale sur le sida à Washington.

L'histoire des deux patients n'est pas sans rappeler celle de Timothy Brown, le seul homme dans le monde considéré comme guéri du vih suite, précisément, à des implants de cellules souches à cause d'une leucémie. Mais l'étude sur ces deux patients, dont l'identité est protégée - a été dans la direction inverse: les scientifiques du Brigham and Women Hospital de Boston dirigés par Daniel Kuritzek - conscients de la réussite obtenue à Berlin sur Timothy Brown, ont envoyé des questionnaires et demandes à tous les hôpitaux "recherchant" des patients atteints du vih qui auraient aussi reçu des greffes de cellules souches à cause de tumeurs.

Deux patients ont répondu aux caractéristiques de la recherche: "Les deux hommes - a expliqué Kuritzek - avaient reçu une chimiothérapie pour le cancer et la transplantation, mais par rapport à ce qui se passe normalement, ils n'avaient jamais interrompu les antirétroviraux pour le vih. Ils s'étaient ainsi soumis aux transplantations en prenant les antirétroviraux".

Et cela serait, selon les experts, l'une des clés de la réussite des traitements visant à éliminer le VIH. Selon le rapport, les deux hommes avaient des niveaux détectables de virus dans le sang avant la transplantation et immédiatement après , "mais avec le temps, tandis que les cellules des donneurs remplaçaient celles des patients, le virus a disparu de leur organisme".

L'un des patients est encore "libéré" du virus à deux ans du traitement, et l'autre à trois ans et demi. "Nous devons être prudents avant de déclarer ces patients guéris - a soutenu Kuritzek - nous ne pouvons pas dire " vous êtes comme le patient de Berlin" parce qu'ils sont encore sous antirétroviraux.

Les même scientifiques observent comme "celle de greffes de moelle osseuse ne peut certainement pas être la voie pour tous les patients". Mais ces cas augmentent l'espoir de trouver un moyen de contourner le virus qui reste en sommeil dans les cellules.