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le 10 janvier 2013

Il existe deux approches principales pour trouver un remède contre le vih. La première consiste à rechercher l'éradication complète du virus de l'organisme. L'autre, un remède fonctionnel qui n'élimine pas le virus mais permet à une personne de rester en bonne santé.

Au cours de l'année dernière, à la Conférence mondiale de Washington, on a beaucoup parlé de nouvelles molécules appelées " bryologues " dans une étude de l'Université de Stanford qui pourraient éliminer le virus du sida de l'organisme. La recherche a été accueillie avec grand intérêt par le Prix Nobel 2008 Françoise Barre-Sinoussi.

La recherche d'un vaccin a subi il y a deux ans, un arrêt gênant par manque de résultats concrets, la perspective d'un vaccin contre le vih semblait piétiner, mais la recherche médicale scientifique ne s'est pas arrêtée, ainsi, quelques bonnes nouvelles sont arrrivées entre la fin de 2012 et le début 2013, donnant un nouvel espoir sur un vaccin contre le vih, si bien que certains projets sur les vaccins sont passés de la phase II à la phase III, c'est à dire à des tests sur les humains. Nous sommes encore loin de la solution d'un vaccin à grande échelle, mais plus que jamais,un certain optimisme règne.

Au Japon, certains chercheurs concentrent leur travail sur les lymphocytes T, qui ont une action de défense contre les virus et les tumeurs, mais ils ont une courte durée de vie et souvent épuisent les énergies nécessaires. Les scientifiques de l'Université de Tokyo et du Riken Research Center portent en avant des techniques pour régénérer et donner une nouvelle vie aux lymphocytes T pour rendre le système immunitaire plus fort.

En Thaïlande, une étude sur le nouveau vaccin aux résultats positifs pour le premier test, testé sur 16.000 personnes en Thaïlande, RV144 - ALVAC ( qui associe le vecteur ALVAC à la protéine du VIH-l gp120), dont les conclusions sont attendues pour très prochainement.

Ces jours-ci une nouvelle arrive d'Espagne, qui depuis plusieurs années poursuit un projet de recherche d'un vaccin contre le vih, dans un article publié dans Science Translational Medicine, un groupe de médecins espagnols de l'Hospital Clinic de Barcelone, a réussi à développer un " vaccin" qui pourrait être en mesure d'arrêter l'évolution du vih dans l'organisme.

Aujourd'hui, on estime que le problème affecte au moins 34 millions d'adultes, nombre certifié, mais toujours incertain, puisque le nombre de personnes positives au vih est difficile à calculer, quand au moins 1/4 des gens n'ont pas connaissance de leur séroposivité au vih.

La thérapie antirétrovirale a considérablement amélioré la survie et la qualité de la vie, mais l'équipe de médecins espagnols a créé un vaccin avec des cellules dendritiques qui stimulent la réponse des cellules T.
Testé sur 40 individus, qui avaient temporairement suspendu la thérapie antirétrovirale, le vaccin a été en mesure de contrôler la réplication du virus avec une réduction maximale de la charge virale de plus de 90% par rapport à la charge virale initiale.

Les médecins soutiennent que le "vaccin" pourrait fournir une réponse similaire aux antirétroviraux qui empêchent les différentes phases de la réplication du vih.

Ce "vaccin" offre un important pas en avant dans la lutte contre le sida, parce que les médicaments provoquent un inconfort pour les patients en raison des effets toxiques possibles sur le long terme et en outre, pour une autre raison et non des moindres: le coût inférieur.

Pour l'instant le "vaccin" est en mesure d'assurer un année sans traitement, après laquelle les patients doivent retourner à la thérapie antirétrovirale. Pour le moment il est configuré comme une alternative possible à la pharmacothérapie pendant un certain temps.