21 mars 2013

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Le nombre de personnes dans le monde infectées par le VIH, - selon l'AIDS Global Report des Nations Unies pour l'année 2012 - est de 30 millions 400 000 dont 5 millions 600 000 sont en Afrique du Sud.

Aaron Motsoaledi, ministre de la Santé d'Afrique du Sud, lors d'un discours devant le Conseil National des Provinces dans la ville de Mpumalanga le 13 mars, a annoncé une sombre donnée: 28% des filles sud-africaines d'âge scolaire sont infectées par le VIH. Pour rendre l'évidence encore plus évidente, cela signifie qu'une jeune fille sur quatre est positive au vih.
En proportion, l'infection chez les garçons est plus faible qui se maintiennent à un taux de 4%.

Avec ces données en main, on doit prendre acte d'une situation extrêmement décourageante au niveau social, autre que la sanitaire: les filles encore engagées dans un parcours d'enseignement qui ont été testées positives au test du VIH sont beaucoup plus que leurs pairs masculins, il faut en conclure que la responsabilité de la propagation du virus est a attribuer aux hommes adultes, qui se présumeraient sexuellement conscients dans le domaine de la contraception.

Le ministre n'a pas hésité à définir ces amants mûrs de "Sugar Daddy" ( la figure sociale désormais bien connue de l'homme âgé qui se fait accompagner par des femmes jeunes, en leur offrant en échange de l'argent ou des cadeaux) et admet que la connaissance de ces actes lui ont "dévasté l'âme".

"Nous devons prendre des mesures contre ces "Sugar Daddy" parce qu'ils sont en train de détruire nos enfants" fait-il savoir au journal sud africain Sowetan.
Motsoaledi a rapporté mercredi un nouveau record inquiétant 94.000 filles d'âge scolaire étaient enceintes en 2011 en Afrique du Sud, et les structures médicales ont effectué 77.000 interruptions de grossesse durant la même période.

"Nous ne pouvons plus vivre ainsi" conclut-il..

Sur les 52 districts du pays, celui de Gert Sibande a le plus grand nombre de personnes vivant avec le vih. A partir du 1er avril, commencera la distribution gratuite d'antirétroviraux. Le ministre a proposé que les hommes du district soient tous circoncis, afin de réduire l'accumulation de bactéries et donc la propagation des infections sexuelles et que les cliniques de la zone soient ouvertes 24 heures sur 24, au lieu des 12 heures actuelles.


Ailleurs...
Dans l'Afrique profonde au Malawi, les hommes adultes, dont près de 30% sont séropositifs, utilisent "l'adoption" de jeunes filles mineures, contre une rétribution fixe d'environ sept dollars par mois en échange de prestations sexuelles ou autres petites faveurs. Ce triste phénomène est appelé "Sugar Daddy" et ferait partie de la culture locale, sans aucune inhibition ou honte. L'ONU a lancé un projet visant à contenir le phénomène en attribuant la somme de dix dollars par mois pour chaque fille prête à abandonner son "Sugar Daddy" et à fréquenter une école adaptée à sa propre éducation.

L'expérience donne ses fruits, et, du moins pour l'instant, les "pères adoptifs" sont en forte diminution.