Publié le 07/01/2014

Faute de budget, il n’y a plus de salariés à la délégation locale de l’association, créée il y a vingt-trois ans.

Sale temps pour les associations de lutte contre le sida. Alors qu'Aides doit licencier une partie de son personnel et qu'Act Up fait face à d'importantes difficultés financières, Sida Info Service met en sourdine son antenne bordelaise, rue Guerin, dans le quartier Saint-Pierre.

Faute de financements, le contrat de l'unique et dernière salariée n'a pas été reconduit. « Nous gardons les locaux car nous pourrions réactiver l'association autour de nouvelles missions, comme le dépistage rapide. Mais en l'état actuel des choses, comme les subventions sont réduites voire supprimées, en particulier les subventions de l'Agence régionale de la santé, nous ne sommes plus en mesure de conserver ce temps plein à Bordeaux », explique Alain Miguet, l'un des cadres, à Paris, de cette association créée il y a vingt-trois ans et qui poursuit, au plan national, sa mission : répondre au téléphone ou sur Internet aux questions que se posent le grand public ou les personnes malades sur le sida et les maladies sexuellement transmissibles.

L'arrivée des trithérapies, la moindre mortalité liée au sida, font que la lutte contre ce virus a perdu, aux yeux des pouvoirs publics, son caractère d'urgence. Au début des années 2000, la délégation bordelaise de Sida Info Services abritait un centre d'appel qui comptait une dizaine d'écoutants.

http://www.sudouest.fr/2014/01/07/rideau-sur-sida-info-service-a-bordeaux-1421222-2780.php