Pendant 4 jours, la CROI (Conference on Retroviruses and Opportunistic Infections) s'est tenue à Montréal au Canada.

Les associations françaises y ont expédié leurs "envoyés spéciaux" censés relayer en temps, plus ou moins réel, ce qu'il s'y dit et s'y passe. Alléluia!

Les infos arrivent mais pas toutes, au goutte à goutte, comme si elles passaient d'abord par un filtre qui ne laisserait s'écouler que celles qui foutent un peu plus la trouille aux séropositifs sous traitement ou pas par une rétention d'information savamment distillée pour mieux les maintenir sous leur coupe et leur joug.

censure

Quasiment que du négatif. Du risque d'infarctus, des échecs de vaccins, de l’interleukine 2 au placard et autre dégradation des reins rien ne nous est épargné.

Rien, nada, que dalle sur ce qui pourrait donner un semblant d'espoir ou de mieux vivre son traitement comme le possible passage du T20 à L'ISENTRESS ou encore de l' INTELENCE en cas de résistance au SUSTIVA.

Les mauvaises nouvelles se donneraient-elles en direct pour faire stresser et angoisser un peu plus les plus faibles et les moins mauvaises en différé?

Ah, mais suis-je bête! Garderaient-elles ces informations pour leurs prochains bulletins d'informations mensuels ou trimestriels au détriment d'une relative sérénité immédiate des séropositifs? N'en doutons pas, en attendant, broyons un peu plus de noir.

Et dans un autre registre, que penser du peu de médiatisation sur le patient allemand guéri du VIH suite à une greffe de moelle osseuse qui aurait pu donner du courage et une once d'espérance à certaines personnes séropositives pour mieux affronter les chimiothérapies en gardant la carte de la greffe?

Silence radio, ou presque. Vivement que l'on trouve un remède pour se débarasser de cette saloperie de virus et de tous ceux qui en vivent. Honteusement.