iQY8E

La réforme des soins de santé approuvée par la Maison Blanche dans la journée de dimanche, avec une majorité de 219 voix contre 212, (et renvoyée à la Chambre des représentants en raison d'une irrégularité de procédure) offre l'accès à une couverture santé à plus de 30 millions supplémentaires d'Américains. Mais la communauté LGBT américaine est exclue des dispositions spécifiques de la santé, accordées précédemment.

La loi offre en effet, la couverture des soins de santé pour les citoyens américains qui ne disposent pas encore d'une assurance médicale pour couvrir ainsi jusqu'à 95% de la population contre 83% actuellement.
La loi pourtant n'inclue pas dans cette couverture spécifique la communauté LGBT, aussi bien en tant qu'individus qu'en tant que cellule familiale, contrairement à ce qui était déclaré quand la loi a été débattue pour la première fois en novembre à la Maison Blanche.

Tammy Baldwin, députée du Wisconsin, première lesbienne déclarée au Congrès et leader dans la croisade pour la légalisation des unions pour les couples de même sexe, a déclaré que bien que la loi n'est pas parfaite, ouvre cependant la voie pour proposer dans un proche avenir des options spécifiques d'assistance sanitaire pour la communauté LGBT.

"Nous aurons de nombreuses occasions pour nous occuper des imperfections de cette loi, dit-elle, il n'arrive pas souvent de voter pour des lois de cette envergure et j'espère pourtant pouvoir progresser dans un proche avenir, sur tout ce qui a été perdu dans les propositions de loi précédentes pour le bien de la communauté LGBT. "

Les seuls préventions sociales pour la communauté LGBT, dans la législation actuelle, ne concernent que l'assistance aux malades du SIDA. Les préventions sociales sont différentes de la loi pour les personnes séropositives comme le traitement précoce du VIH, qui fournit des soins médicaux à tous les citoyens qui ont contracté le virus.

Les recherches menées jusqu'à présent dans la communauté LGBT pourraient fournir aux médecins et aux chercheurs les données qui ne seraient utiles pas aux fins des recherches fédérales sur la santé.

En fait, il est difficile de savoir si les hommes gais peuvent être sujets à souffrir de maladies cardio-vasculaires ou quel est le taux de cancer du sein chez les lesbiennes.

Sur la communauté LGBT, la plupart des données recueillies concernent les statistiques sur la dépression, des données sur les patients atteints du VIH et les fumeurs.

Badgett Lee, un chercheur à Williams Institute for Sexual Orientation (une institution qui s'occupe de personnes en fonction de leur orientation sexuelle) auprès de l'Université de Californie à Los Angeles, a déclaré en janvier que les informations sur la communauté LGBT ne sont pas du tout utile pour les recherches médicales.

La raison pour laquelle la communauté LGBT n'est pas prévue dans le plan de santé législatif d'assistance sanitaire reste inconnue, peut-être sera-t-elle un argument dans les prochains sondages afin de comprendre quelle est la différence entre hétérosexuels et homosexuels au point de ne pas leur permettre d'accéder aux bénéfices d'une loi fédérale qui devrait pourtant être pour tous les citoyens.