05 avril 2013

C’est Sidaction-day en France. En 2012 l’opération a collecté 2,4 millions d’euros, dont 27% part en frais de gestion et de collecte – soit 648 000 euros tout de même.

Le marché des anti-rétroviraux a généré, en 2011, un volume sur les USA et les 5 plus grands marchés européens (Italie, France, Grande-Bretagne, Espagne et Allemagne) de plus de 10 milliards d’euros. Gilead Sciences, sans doute le principal fabricant de ces rétroviraux avec les marques Truvada et Atripla, a vendu à lui seul au dernier trimestre 2012 pour un total de 1,4 milliard d’euros pour ces deux produits (sur chiffre d’affaire pour la même période de 2 milliards d’euros). Profits déclarés de Gilead sur cette même période de 3 mois: 600 millions d’euros, dont au moins 400 millions pour Truvada et Atripla (marge bénéficiaire sur ces produits: entre 30% et 50% du chiffre d’affaire).

Et ça c’est juste Gilead. Le bénéfice Sida pour les labos pharmaceutiques sur les marchés “riches”, en 2011, se chiffre donc entre 3 et 5 milliards (3000 à 5000 millions d’euros), sans parler des autres marchés (Asie, Amérique Latine, Europe hors les 5 “gros” pays, et Afrique). En France, le marché pharmaceutique du VIH est de l’ordre de 1,5 milliards d’euros, soit un bénéfice estimé entre 500 et 750 millions d’euros. Et on demande au public de donner des sous pour financer une industrie qui réalise des bénéfices stratosphériques sur le dos des malades et de la sécu, sans parler des apports de la recherche publique et des financements divers et variés que l’industrie récolte par ailleurs.

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